Le sulforaphane

LE SULFORAPHANE

Structure de la molécule de sulforaphane
Structure de la molécule de sulforaphane

Le sulforaphane est le principal isothiocyanate issu du brocoli, il a été isolé en 1992 par le Professeur Talalay. 

De nombreuses études in vitro, in vivo et cliniques ont mis en évidence les propriétés intéressantes du sulforaphane, notamment son activité antioxydante, son activité anti- inflammatoire et son activité protectrice au niveau cellulaire.

Des propriétés permettant de participer au bon fonctionnement de la prostate.

Qu’est ce que le sulforaphane ?

Le sulforaphane appartient à la famille des isothiocyanates. Ces derniers sont produits par l’hydrolyse enzymatique des glucosinolates présents notamment dans les crucifères. Il existe plus de 120 glucosinolates différents. Dans le brocoli, le glucosinolate prépondérant est la glucoraphanine.

La glucoraphanine est biologiquement inactive. Ce n'est que lorsque l'aliment subit des transformations physiques (haché, broyé, mastiqué) qu'elle se libère et rentre en contact avec une enzyme endogène de la plante, la myrosinase. La glucoraphanine se transforme alors en sulforaphane, puissante molécule absorbée dans le sang.

Les teneurs en glucoraphanine varient énormément en fonction des différentes espèces de choux et de leurs différentes variétés. Le brocoli est connu pour être le plus riche en glucoraphanine et donc en sulforaphane. Sa teneur est de l'ordre de 1 à 100 mg/100 g.

LES MECANISMES D'ACTION DU SULFORAPHANE

Objet de recherches scientifiques internationales depuis 20 ans, le sulforaphane, principe actif du brocoli, est une substance naturelle puissante qui est reconnue pour son activité antioxydante, son activité anti-inflammatoire et son activité protectrice au niveau cellulaire. Des activités qui participent au bon fonctionnement de la prostate.

  • Activité antioxydante

Le sulforaphane est un antioxydant indirect, qui ne neutralise pas lui-même des radicaux libres, responsables notamment du vieillissement des cellules, mais qui active des mécanismes protecteurs.

  • Activité anti-inflammatoire

Le sulforaphane aide le corps à se débarrasser des composés potentiellement inflammatoires.
Le sulforaphane module entre autres, l’activité du facteur de transcription NFκB à même d’engendrer l’expression de gènes pro-inflammatoires.

  • Activité protectrice au niveau cellulaire

Le sulforaphane est reconnu pour participer à la modulation de certains changements d'activité des gènes. Il inhibe notamment les histones désacétylases (HDAC), une famille d'enzymes impliquée dans la régulation de l'expression génique. Par cela, il permet d’activer les gènes de régulation de la croissance cellulaire et ainsi de restaurer le bon fonctionnement des cellules.

Au total, la multiplicité et la richesse des mécanismes d’actions du sulforaphane a amené les chercheurs à étudier son activité dans de nombreux domaines, bien au-delà de la prostate.

LA BIODISPONIBILITE DU SULFORAPHANE

Le sulforaphane a la particularité d’être naturellement présent dans les crucifères sous sa forme précurseur – la glucoraphanine (ou « sulforaphane glucosinolate »).

L’ingestion de glucoraphanine nécessite l’action de la myrosinase (par hydrolyse) pour se transformer en sulforaphane « libre », molécule bioactive.

Ce mécanisme d’hydrolyse se produit lorsque l’aliment qui contient de la glucoraphanine est haché, mastiqué ou au contact de la flore bactérienne intestinale.

La myrosinase est toutefois thermosensible et se trouve en quantité variable dans la plante et dans l’organisme.

L’ingestion de brocoli n’assure pas une concentration efficace et constante de sulforaphane dans l’organisme car la quantité ingérée varie en fonction de la qualité du brocoli, du type de cuisson et de l’hydrolyse qui se produit au niveau de la flore intestinale et qui va différer selon les individus.

Des études ont démontré que le stockage, la cuisson et la congélation du brocoli entraîne une perte de sa capacité à former du sulforaphane. Lors de traitements thermiques (cuisson et congélation), la myrosinase est dégradée, ce qui limite la libération du sulforaphane.

De fait, même si on mange 200 g de brocoli/jour, cru et en mâchant bien, on ne peut être sûr d’avoir absorbé une dose efficace de sulforaphane.

La seule façon de maîtriser la dose réellement active de sulforaphane et d’assurer une biodisponibilité optimale est donc la forme libre.

Mais cette forme libre est très instable, très réactive et se dégrade en quelques jours à température ambiante.

Le laboratoire Nutrinov a réussi à stabiliser le sulforaphane naturel grâce à un procédé innovant d’encapsulation. Ce procédé a fait l’objet de plusieurs brevets.

Cette forme libre et stabilisée permet d’assurer un dosage constant et une biodisponibilité optimale dans l’organisme.